José Ortega y Gasset - La Révolte des masses


José Ortega y Gasset - La Révolte des masses


José Ortega y Gasset
[La Révolte des masses
Ortega_y_Gasset_Jose_-_La_revolte_des_masses.zip
1929


La Révolte des masses, livre publié en 1929, est l'œuvre maîtresse du philosophe espagnol José Ortega y Gasset.
Dans cette œuvre, Ortega procède à une analyse de la crise de la civilisation occidentale, que certains considèrent comme annonciatrice de l'évolution actuelle des sociétés. Il pense qu'elle risque de périr sous la poussée d'une « invasion verticale ». Ses envahisseurs sont considérés comme les « barbares des temps modernes ». Ils ne sont pas, comme à l'époque des grandes invasions, venus de l'extérieur mais sont censés être endogènes (et de ce fait, très difficile à combattre).

Selon l'auteur, ils jouissent de tous les apports de la science et de la technique, mais ils en jouissent en primitifs, sans en connaître les principes. Selon cette logique, comme cela comble tous leurs besoins, ils ne ressentent nullement la nécessité d'apprendre, de connaître, de comprendre, de se cultiver. Ortega les qualifie de brutes amorales aux idées grossières qui jouissent du nec plus ultra que leur procure une civilisation perfectionnée dont ils n'ont aucune conscience historique.

Et de fait, il s'inquiète que cette culture soit en danger. En effet, ceux qui appartiennent pour Ortega à des masses incultes critiquent toutes les valeurs de l'Occident leur ayant selon l'auteur permis d'accéder à un niveau de vie élevé, et semblent prêts à se retourner contre cette civilisation qualifiée de complexe et subtile qu'ils ne seraient plus capables d'appréhender.

Dans ces conditions, Ortega se demande si la civilisation ne s'apprête pas à vivre un nouvel âge des ténèbres qui, à terme, pourrait s'attaquer même aux conquêtes techniques qui en sont la manifestation la plus tangible, si le goût pour la connaissance et l'étude venaient à s'émousser.

En outre, ses analyses sur le culte de la jeunesse, les États-unis d'Europe, le libéralisme face aux dangers de l'état totalitaire qu'il pressent et dénonce, les dangers de la spécialisation sont toujours d'actualité.



Paru en 1937 dans sa traduction française, La révolte des masses demeure un opus majeur de la littérature intellectuelle mondiale. Et son auteur, le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955), professeur de métaphysique à l'université de Madrid de 1910 à 1936 et fondateur de l'influente " Revista de Occidente ", est considéré comme l'un des plus éminents représentants de l'humanisme libéral européen du XXe siècle. Bien qu'il ait publié beaucoup d'autres ouvrages notables (dont L'Espagne invertébrée et Le thème de notre temps), c'est dans cette Révolte des masses à l'immense retentissement que la pensée d'Ortega s'expose avec le plus de saillante.
Son rude diagnostic sur la nature de la maladie qui ronge l'Europe n'a rien perdu de sa pertinence : l'irruption de l' " homme-masse ", un " enfant gâté " conformiste et égalitariste qui rejette le passé, la raison et l'exigence morale, corrélée à une inquiétante " étatisation de la vie " et à l'" idolâtrie du social ". Mais il y esquisse aussi ce qui peut l'en guérir : l'avènement d'" un libéralisme de style radicalement nouveau, moins naïf et de plus adroite belligérance ", et l'édification culturelle d'une Europe réellement unie.




Archivor

Archivor

572 reads